LA MALADIE DU MONDE: MOI

 abad -leprincedespoetes-article-poète-poésie-auteur-

Le plus grand adversaire de ce monde n’est pas la guerre, ni l’argent, ni les maladies. C’est un autre plus pernicieux et qui agit en pleine lumière bien qu’issu des ténèbres, de nos propres ténèbres. Il s’agit du MOI .
Oui pas que moi votre humble auteur derrière son clavier mais tous nos innombrables MOI disséminés sur toute la terre et qui réunifiés donnent cette humanité discordante et dissonante. Une sorte d’orchestre pourtant bien entraîné et bien équipé mais qui joue un air avec tant de fausses notes qu’il finit par faire douter de l’intérêt de la musique elle même. 
Et pourtant que la musique serait belle sans ce MOI obstiné et revanchard. Quand on arrive sur terre, il est si petit ce MOI qu’on ne l’aperçoit pas, lui-même ne ressent pas sa propre présence ou le besoin de la signaler. Il ne réclame rien ce MOI minuscule mais le monde, si! Les autres MOI dopés aux hormones du monde exigent qu’il sorte de sa cage et le gavent de nourriture. Car contrairement aux animaux en captivité on veut que cette bête là soit libre afin d’aller dévorer tout ce qui peut passer entre ses griffes et ses dents. Car le MOI d’origine est végétarien, il doit devenir carnivore, c’est la règle !  

Alors ce MOI insignifiant grandit et un jour il finit par dire la phrase magique, celle qui correspond au « Abracadabra  » des magiciens ou au « sésame ouvre toi » d’Ali Baba. Cette phrase est un mot, « JE » . Ah, JE ! C’est le point G du MOI,quand il sort pour la première fois le MOI explose, mieux il implose car désormais il n’y a que LUI! LUI! LUI!   » Liberté! Liberté!  » Crie ce MOI hors de toute captivité et avec devant lui un horizon plein de choses à découvrir. 

Mais comme tout conquérant MOI est patient et il commence par de petites conquêtes. « MON jouet  » , « c’est à MOI  » .Et ce MON ou ce MOI sont implacables, ils désignent un espace restreint dont sont exclus tous ceux qui ne sont pas MOI, c’est à dire tout le monde. Et au fur et à mesure que grandit le corps dans lequel réside ce MOI tyrannique , s’agrandit aussi cet espace ou tout au moins se multiplient les possessions de ce MOI . MON stylo , MON cahier MON livre MON école. Tous ces biens le fortifient comme de l’essence pour une voiture et ancrent encore plus solidement ce MOI dans sa croyance religieuse. Car le véritable dieu de ce monde n’est ni JESUS , ni ALLAH , ni YAHVÉ , mais bel et bien MOI, le dieu qui se cache derrière eux. C’est MOI qu’on protège quand on tue pour dieu puisque on défend MA foi!  Le MOI ne protège pas Dieu mais bien MON dieu puisque lui aussi il lui appartient comme tous les biens accumulés depuis le premier « JE » déclencheur. Et bien souvent, avant de conquérir dieu, MOI a déjà conquis MES études, MON diplôme, MON travail, MON argent, MA femme, MON pays. Pour certains de ceux ci, il a trahi, comploté, triché ou pire encore. MON dieu n’est que le dernier trophée dans l’armoire désormais bien garnie du MOI triomphant. 

Le monde va mal ou pour voir le verre à moitié plein,  le monde n’est pas aussi harmonieux qu’il devrait l’être pour une raison simple :il y a une guerre perpétuelle des MOI. La deuxième guerre mondiale a eu un début et une fin. La guerre des MOI a commencé dès qu’il y a eu deux hommes sur cette terre et continuera tant qu’il y en aura. Imaginez ce MOI despote né au milieu d’autres MOI despotes ,cela donne une famille. Mais cette famille étant un concentré de MOI, donne un MOI familial en guerre ou prêt à en découdre avec tout autre MOI du même acabit. Et ce MOI habite une région du monde bien déterminée, un petit village, avec des MOI familiaux qui se connaissent et ces MOI familiaux regroupés donnent un MOI village qui aboutit au MOI ville puis au MOI régional et au gigantesque MOI pays qui bien sûr perpétue la tradition du MOI en excluant du MOI pays tous les autres MOI pays et allant guerroyer si nécessaire contre eux. Bien sûr à l’intérieur de ces MOI pays il y a d’autres MOI, tous aussi ambitieux tels le MOI sexe,  le MOI race ou le MOI religion évoqué plus haut. 

Non trop de MOI sur cette terre et pas assez d’émoi ! Chacun de nous est recroquevillé sur lui-même et surveille l’état des possessions de MOI, armé de tout ce qui est possible pour les défendre, allant même faire des guerres préventives ou conquérir les acquis d’autres MOI. Il n’y a rien au dessus de MOI, juste un MOI plus complexe , mieux armé et mieux dissimulé sous un habile maquillage.  nnn

La seule machine capable d’un tel exploit s’appelle le cœur, elle seule rassemble tous les MOI dans un pays invisible, quel que soit notre MOI racial, MOI religieux, MOI pays ou simple MOI. Ce pays ne se créé qu’avec l’autre et les autres. Il s’appelle AMOUR 

L’homme du futur sera aussi une femme

lls se sont tous trompés ! Nostradamus, Marvel, Isaac Asimov, la science etc… L’homme du futur n’est pas un homme supra-intelligent, ni un homme supplanté par la machine, ni un homme doté de pouvoirs à la X-men ; 

L’homme de demain sera simplement l’homme capable d’être aussi une femme .

Pas de panique ! Je ne parle pas de transgenre, de déguisement ou de tout autre subterfuge permettant de changer de sexe . Je parle d’esprit féminin et je parle de cœur. L’homme du futur devra écouter cette part de lui pour rétablir l’équilibre parce que les femmes ont été trop longtemps des femmes et pour le meilleur et le pire, elles deviennent aussi des hommes.

Face à cela, plutôt que de s’offusquer et de se sentir blessé dans son orgueil de mâle dominant, je recommande simplement aux futurs hommes d’être des hommes complets comme pourrait l’être le footballeur moderne (ah çà vous parle mes mâles dominants hein? ) capable d’attaquer et de défendre avec le même brio. Ces hommes programmés pour être des hommes devront ajouter un autre élément que la programmation oublie trop souvent, l’élément féminin.

L’homme bien sûr ne pourra pas faire cette chose extraordinaire que la nature a réservé à la femme, c’est à dire procréer. Mais il devra apprendre à faire tout le reste. Il devra apprendre à sacrifier ou mettre ses ambitions personnelles entre parenthèses pour éduquer les enfants. Oui messieurs, pendant des millénaires un nombre incalculable de femmes ont fait cela. Sur l’autel du bien des enfants et du foyer, l’homme devra apprendre à poser sa tête en premier et ne pas se plaindre si elle se détache de son corps. Car l’une des particularités de la femme n’est pas que le sens du sacrifice, c’est le sens du sacrifice accouplé au silence. Cette incroyable ou divine aptitude à encaisser les coups tout en regardant l’adversaire dans les yeux, les boxeurs ne tiennent pas cela des hommes mais des femmes! C’est sûrement du mimétisme inconscient, Freud aurait dû enquêter de ce côté là pour ses travaux. Ses livres auraient eu du succès. Il en a eu? Ah, autant pour moi.

Mais ce n’est pas fini messieurs, là c’est juste l’introduction dans le féminin. Pour parfaire cette formation, l’homme devra apprendre aussi à faire quelque chose que les femmes font depuis des siècles et ils devront être derrière leur compagne (Derrière une grande femme, il y aura enfin un grand homme !), afin qu’elles s’accomplissent professionnellement quitte à mettre leurs propres désirs en veille. Oh c’est trop dur messieurs ! Tu voulais devenir président de la république? Et toi associé du cabinet de conseil le plus côté? Et toi un artiste renommé? Tu crois que ta femme veut moins pour elle-même? Au nom de quoi tes défis sont plus importants que les siens? Au nom de la chose entre les jambes? Argument périmé! Tu n’as pas lu la date de péremption? Analphabète va !

Plus que tout, voici le plus grand défi des hommes dans ce siècle. Ce n’est pas la conquête de l’espace ou de quelque merveilleuse découverte scientifique. C’est la découverte de leur part féminine. Les femmes sont en train d’explorer leur part masculine et même si cela entraîne certains excès, elles y progressent tant bien que mal et bientôt elles seront des humains complets avec leur part féminine inaliénable et leur part masculine acquise. Quid de l’homme? S’il s’entête à ne vouloir n’être qu’un homme, il ne sera jamais totalement un HOMME

Abad Le Prince des Poètes

Image de OpenClipart-Vectors (Pixabay)

Apprendre à échouer

COMMENT APPRENDRE À ECHOUER


Beaucoup d’experts ces dernières années parlent de motivation et enseignent la réussite ou tout au moins comment y parvenir. Certains prétendent avoir la recette miracle qui ouvre les portes du succès. Je ne prétends pas l’avoir et n’ayant pas encore réussi au sens où on l’entend socialement je n’aurai pas la prétention de juger de l’efficience de leurs méthodes. Mais mon expérience de cette quête est longue et elle enseigne quelque chose que j’ai peu vue ou presque pas parmi ces experts . C’est l’enseignement de l’échec qui est la base de la réussite.Non je ne dis pas qu’il faille  enseigner comment échouer mais enseigner comment avancer après un échec ou plusieurs car c’est le lot de tous ceux qui sont sur la voie de la réussite quelle qu’elle soit et un expert en réussite qui ne vous parle pas de ses échecs est un piètre enseignant tout comme le prof de danse qui dirait à ses élèves n’être jamais tombé…

L’échec c’est quoi? C’est le panneau stop sur votre route vers le succès accompagné  d’une personne en tenue qui vous somme de vous arrêter et de sortir de la voiture car vous ne pouvez pas aller plus loin. Vous pouvez rencontrer cette personne à tout moment sur le chemin, au début quand vous venez juste de prendre la route après avoir fait le plein ou à mi chemin quand vous êtes lancé et euphorique. Le personnage apparaît sans crier gare en même temps que le panneau stop ou un feu rouge qui ne passe jamais au vert. Au cas où cette présence ne suffit pas avec les indications inhérentes ,le personnage est souvent flanqué de quelqu’un de votre entourage, famille, ami, épouse et ils vous encouragent à vous arrêter en vous faisant comprendre que l’heure est venue de descendre de la voiture, de quitter ce chemin pour lequel vous n’êtes pas fait. Ils vous recommandent même un autre chemin, plus sûr, que vous pouvez suivre à pied comme tout le monde ou avec un véhicule plus adapté.  

Que devez vous faire ?
Certains s’arrêtent en effet et on les comprend. Ils ont toute leur famille,leurs amis,leur femme ou mari qui est là, persuadés , qu’il faille  abandonner. Et ils abandonnent parce que fatigués de conduire et de rouler sur une route dont ils ne voient pas le bout, ils sont las de rouler et ils se disent que peut être finalement tous ont raison. Et à ce moment là quand notre coeur veut peut être encore continuer,notre cerveau se met en marche et trouve toutes les excuses pour suivre l’opinion générale. La route est impraticable,  votre pilotage est dangereux, vous avez perdu la carte ou plutôt le GPS ne fonctionne plus, il pleut,il neige, voire vous avez aperçu un dragon sur le chemin qui a brûlé vos roues. Vous faites ce qu’il faut pour vous arrêter même en faisant croire que la décision vient de vous alors que c’est surtout la conjugaison du personnage, du panneau et des proches détracteurs qui a provoqué cette redittion. 
C’est cela l’échec et il sera obligatoirement sur la route parfois déguisé mais toujours avec le même objectif . L’arrêt total de votre périple sur cette route incertaine sauf pour vous car vous devez l’être (certain ) pour continuer après l’avoir croisé. 

Alors quand vous le rencontrez vous avez plusieurs options pour continuer 

1– vous pouvez foncer tout droit et écraser tout ce que l’échec représente devant vous. Ça peut fonctionner mais aussi cela peut pousser l’échec à revenir encore plus clairement avec limite un char russe au beau milieu de la route; si vous voulez procéder ainsi, alors conduisez un tank, laissez tomber la voiture . Ou si vous en avez la possibilité: Volez! 

2- Vous pouvez faire semblant de vous arrêter et profiter discrètement pour vérifier votre moteur dont la rencontre avec l’échec a fragilisé la fiabilité, changer les roues dont il a usé l’endurance ,remettre du carburant et profiter dès la première occasion pour redémarrer en trombe sur la route. Vous pouvez même en profiter pour redemander le chemin au GPS et prendre une route mieux fréquentée mais menant toujours à la même destination. Vous pouvez aussi en profiter pour prendre un copilote, pourquoi pas parmi ceux qui vous criaient de vous arrêter. Tout cela vous fera comprendre même que l’échec était simplement le seul moyen trouvé par la route vers le succès pour vous contraindre à réviser votre arsenal. L’échec n’existe pas mais notre perception de ce croque mitaine, oui. L’échec est juste un enseignant aux méthodes un peu non conventionnelles


Je ne sais pas si ce que je viens de vous dire vous servira sur votre chemin mais sachez une chose, quoi qu’il en soit, ayez avant tout une destination précise et une manière à vous d’y parvenir. Parfois le succès n’est point seulement une destination mais tout ce qu’on rencontre en chemin, qui modifie notre perception de la destination et surtout de nous même. Finalement je révise mon jugement sur moi même. J’ai déjà réussi. Je savoure seulement chaque journée sur la route. Tiens je viens de tomber sur une belle aire de repos, Je vais aller boire une bière…sans alcool. Je ne suis pas fou. Je suis quand même au volant. 😃😃😄
LE PRINCE DES POÈTES